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mardi 7 juin 2011

"Walking dead" de KIRKMAN et ADLARD, éditions Delcourt



Une épidémie a touché le monde. Rick Grimes se réveille d'un coma à l'hôpital. Au dehors il n'y a plus que des zombies. Il est flic et après un passage à son commissariat pour récupérer des armes, il part à la recherche de sa femme et de son fils.
L'épidémie semble très importante. Il finira malgré tout par retrouver ses proches dans un petit camp de survivants à la périphérie d'une grande ville. Il faut s'organiser et le sens d'organisation de Rick va faire de lui le chef de la petite troupe. Il leur faut trouver au plus vite un abris car les attaques de zombies se succèdent, décimant le petit groupe...
Par la suite de nombreuses aventures et mésaventures (surtout mésaventures en fait) attendent nos rescapés. Ils ne peuvent que rarement se poser et les zombies ne sont pas les seuls dangers qu'ils doivent affronter. Certains êtres humains sont prêt à tuer pour survivre. Coûte que coûte. Notre groupe aussi.
Commencée par être édité par Semic pour le tome 1 en 2005, la série a été reprise en 2007 par Delcourt (couverture de gauche). Nous en sommes actuellement au tome 13 qui vient de paraître (couverture de droite).
La lecture peut être difficile pour certains, d'ailleurs les livres sont estampillés du logo "Pour lecteur averti". Pour ma part c'est le tome 8 que j'ai trouvé le plus dur. Nous ne sommes pas dans un épisode des bisounours mais dans un monde post-apocalyptique, submergé par des zombies. Et pour tuer des zombies il faut souvent y aller à la hache ou au marteau. Les humains ne sont pas épargnés non plus et il ne faut pas trop s'attacher aux membres de l'équipe de Rick car les cas de morts subites et violentes se succèdent à une cadence infernale.
La lecture de cette série est très prenante malgré un aspect de répulsion bien compréhensible pour certaines images. Mais les coeurs solides et les habitués de films fantastiques ou d'horreur n'auront aucune difficulté à lire les 13 tomes. Une fois que l'on arrive au tome 3, on lit un livre par jour. Une fois passé le tome 6, on lit 3 livres par jour, tellement le suspense est intense et insoutenable. Le scénariste Robert Kirkman fait preuve d'un machiavélisme sans borne pour terminer ses épisodes.
Niveau dessin, le tome 1 dessiné par Tony Moore est assez simple, surtout pour les personnages qui ont plus l'air de personnages de BD. Dès le tome 2, changement de dessinateur. La progression est fulgurante. L'ambiance graphique est plus sombre et le dessin devient  très réaliste.
En bref, "Walking dead" est une grande série car à la différence de ce que l'on a l'habitude de voir en film de zombies, les auteurs s'attardent plus sur les personnages, chacun d'eux ayant une personnalité très développée. Le fait de construire la série sur autant de temps permet de rentrer beaucoup plus sur les détails de la survie et de rendre le monde post-apocalyptique plus crédible.
La série a été adaptée en série TV au Etats-Unis. Les épisodes ont été diffusé en France depuis le 20 mars sur Orange Cinéchoc  et ils sortiront en version dvd le 5 juillet. Je ne les ai pour l'instant pas encore vu.

Une planche du tome 1 et une planche du tome 13, rendant compte du changement dans le dessin :

Tome 1                                                                                                      Tome 13

















vendredi 27 mai 2011

"L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde" de Robert Louis STEVENSON




Lecture commune du site Livraddict.

Dans une ruelle sombre un homme pressé percute une jeune femme et la roue de coups alors qu'elle est à terre. Le notaire Utterson qui passe par là intervient et avec l'aide de la population, calme l'individu et fait en sorte d'obtenir des dommages pécunniers pour la jeune femme. Ils se rendent alors dans une maison où l'individu disparaît pour ressortir avec de l'argent liquide et un chèque. Ce qui étonne beaucoup le notaire car à cette adresse vit un de ses amis le Dr Jekyll. Qui est cet individu qu'accueil le Docteur ?

Une lecture d'un classique que je voulais faire depuis très très longtemps. Autant profiter d'une lecture commune pour le faire. 
On sent tout de suite que l'on plonge dans un classique. Le style rappelle tous les romans que j'ai lu de cette époque : Conan Doyle, Arsen Lupin, Dickens aussi. Les phrases sont longues avec un style très riche. Des tournures de phrases qui sont rares maintenant. Pourtant la lecture en est très agréable. Comme quoi certains auteurs actuels feraient bien d'enrichir un peu leur vocabulaire et de faire des phrases de plus de dix mots.
Au niveau de l'intrigue, tout le monde, ou presque, connait le Dr Jekyll et Mr Hyde. Pourtant l'image qu'on s'en fait est différente du livre. Je parle bien là de l'intrigue et pas de l'aspect physique de Hyde. En effet dans le livre si l'on parle beaucoup des transformations on n'en voit pas beaucoup. Le récit se fait beaucoup par personnes interposées ou par lettres rédigées par le Dr Jekyll. Comme c'est d'ailleurs beaucoup le cas à cette époque dans les récits (Dracula sous forme de lettre ou Conan Doyle avec le témoignage du Dr Watson).
Ce qui me fera dire qu'il faut lire ce classique même si l'on pense connaître l'histoire.

Lu pour la première fois sur une liseuse électronique :



La date de la lecture commune arrivait et je n'avais toujours pas trouvé le livre sur les vide-greniers. Sur les sites d'occasion il devenait trop cher pour cause de frais de port et c'est tardivement (deux jours avant la date de mise en commun des chroniques) que j'ai tilté. Nous avons une liseuse au boulot et le livre était chargé à l'intérieur. Le prêt de ces liseuses n'est pas encore en place, nous venons tout juste de les acquérire. C'était donc une bonne occasion pour tester la "bête".
La lecture a été agréable. Pas de différence par rapport à un livre au niveau sensation. La liseuse à la taille d'un livre de poche donc elle tient bien en main. Elle pèse par contre bien plus lourd qu'un livre de poche mais ce n'est pas non plus le poids d'une altère ! Il y a moins de caractères à l'écran que sur un livre (double page) on tourne donc les pages beaucoup plus vite. Ce qui est très bon pour le moral. On a vraiment l'impression d'avancer très vite !
Une bonne expérience que je réitérerais avec d'autres classiques.

Les avis de mes autres camarades : Léo Elfique ; Pando' ; Caelina ; Felina ; Kik ; Rose ; StupidGRIN 

mardi 10 mai 2011

"Rivière perdue" de Michael KORYTA, éditions Calmann-Lévy



Lecture faite dans le cadre d'un partenariat entre Livraddict et Calmann-Lévy. Merci à eux.

Eric Shaw est un vidéaste qui aurait pu réussir dans le monde du cinéma mais après un accrochage avec un réalisateur, il se retrouve à faire des montages vidéos de souvenirs pour des particuliers. Mariages mais aussi services de décès pour lesquels il a remporté une bonne réputation. Durant un de ces visionages, une femme, Alyssa Bradford, lui passe une nouvelle commande un peu particulière puisqu'il s'agit de travailler sur la vie de son beau-père, qui n'est pas encore mort mais qui est gravement malade, allité à l'hôpital, Campbell Bradford. Elle lui remet une vielle bouteille d'eau que son beau-père gardait précieusement depuis de longues années.
Pour cela il se rend dans la petite ville de Franch Lick dans l'Indiana. Cette ville a eu un riche passé thermal. En témoigne les deux magnifiques hôtels récement restaurés. Il commence à mener l'enquête sur le passé de Bradford et ne peut s'empêcher de goûter à l'eau de la bouteille qui le rendra très malade. A partir de là, son état de santé se dégrade rapidement et il doit faire son possible pour trouver d'où vient cette eau.

La lecture de ce roman fantastique n'est pas sans rappeler mes anciennes lectures de Stephen King. C'est ce que j'ai pensé durant presque toute la durée de lecture... sauf à la fin. Michael Koryta nous prépare, en effet, une fin apocalyptique mais cela peine à décoller comme dans un Stephen King. Il manque quelque chose. Le sentiment d'urgence n'est pas là.
Cependant c'est une lecture qui n'est pas désagréable, loin de là. L'histoire est très intéressante. Ce passé ancré dans l'histoire de la prohibition de l'alcool au Etats-Unis et dans le passé de cette ville avec ses thermes en perte de vitesse sont attrayants. Les personnages aussi sont très crédibles. Le personnage principale, Eric Shaw, est attachant, il essaie juste de s'en sortir après son échec dans le monde du cinéma et de renouer avec sa femme qu'il a quittée car il pense être un looser et ne veut pas lui imposer sa déchéance. Et les personnages secondaires sont tous autant intéressants comme cette petite vieille qui scrute le ciel à longueur de journée en attendant l'arrivée des orages. Ses nombreuses années d'observation lui permettent de sentir l'approche de l'apocalypse. Elle est aussi une mémoire vivante du passé de French Lick.
Au final, même si la fin ne m'a pas transportée comme je m'y attendais, la lecture de "Rivière perdue" n'a pas été difficile et m'a procurée de très bons moments.


mardi 7 décembre 2010

"Contes carnivores" de Bernard Quiriny, éditions Points



Partenariat entre Blog-O-Book et Points. Merci à eux.

Les contes carnivores de Bernard Quiriny sont des nouvelles, nombreuses, avec un petit côté fantastique. 
15 nouvelles pour être plus précis. Jamais trop longues, ni trop courtes. Avec quelques fois des constructions différentes : c'est le cas de "Souvenirs d'un tueur à gages" ou de "Chroniques musicales d'Europe et d'ailleurs" qui sont découpées en plusieurs petits paragraphes n'ayant pas de lien entre eux. Souvent l'auteur se sert des mêmes noms propres pour désigner les personnages. Nous croisons ainsi plusieurs fois Pierre Gould.

Nous commençons par la rencontre d'un bruxellois avec une très belle femme à la peau d'orange... Pour terminer par la nouvelle qui donne le titre au livre. Une histoire de plante carnivore géante qu'un botanique un peu fou ramène d'un de ses voyages.

Je l'ai lu avec beaucoup de plaisir. C'est d'abord le style de l'auteur qui m'a particulièrement plu. Il est très fluide et très clair. J'ai d'ailleurs pensé à un moment aux nouvelles de Edgar Poe. dont j'avais aussi beaucoup aimé les nouvelles. C'est souvent quelqu'un qui raconte une histoire d'ailleurs, soit verbalement à un témoin, soit par écrit.

vendredi 19 novembre 2010

"Bloodsilver" de Wayne Barrow, éditions Mnémos



1691, un bateau s'échoue sur une plage du continent nord-américain. A son bord des esclaves enchaînés, morts noyés. Ils portent tous une trace de morsure au coup. Ils servaient de garde manger à une troupe de mort-vivants. Les vampires viennent de débarquer en Amérique. Ils forment alors un convoi composé de charriots recouverts de plaques de plomb et partent à la conquête de l'ouest. Ils s'appellent "La famille" et sont plus communement appelés "Brookes" par les habitants de ce far-west sauvage.
1692, le procès des sorcières de Salem. Une partie des hommes présent constitue eux aussi un convoi de chasseurs qui se lancent à la poursuite du convoi de la famille. La guerre entre les deux clans est ouverte.
Nous parcourons ainsi l'histoire du far-west en rencontrant de nombreux personnages célèbres : Mark Twain, Billy the Kid, les frères Dalton, la veuve Winchester et de nombreux évènements : le massacre de Wounded Knee, la construction de la maison Winchester, la succécion de nombreux présidents...
Pour finir par arriver à Silver City, une ville nouvelle ou les "Brookes" vivent à côté des humains. Un abatoire ayant été construit spécialement pour récolter du sang. En attendant qu'avec l'aide de Roosevelt, les vampires accèdent à un état indépendant.
Livre écrit par deux auteurs français sous pseudo américain. Il est découpé en plusieures nouvelles, sans lien entre elles mais ayant pour point commun l'histoire des Etats-Unis et la présence de ces vampires. Entre uchronie et fantastique. Fantastique dès le départ avec l'arrivée sur le continent américain des vampires. Puis on glisse vers la fin du roman vers l'uchronie quand les "Brookes" prennent une place plus importante que de simples vampires et se constituent en Ville. Mais cette uchronie est vraiment légère, il n'y pas de changement dans l'Histoire des Etats-Unis à proprement parler. Et par moment les "brookes" sont très peu présent, les nouvelles étant plus axées sur les personnages célèbres du far-west. Ce qui me laisse un peu dubitatif, car ce livre aurait pû être plus intéressant avec ces deux éléments manquants. Là, par moment, on a l'impression de lire qu'un "banal" livre sur le far-west. Et c'est bien dommage. La lecture est quand même agréable et on va au bout sans difficulté, le style des deux auteurs étant agréable.

La maison Winchester

Lecture commune du mois de novembre du Cercle d'Atuan

samedi 6 novembre 2010

"Riverdream" de George R.R. Martin, éditions J'ai lu


Nous sommes en 1857 sur le Mississippi et ses nombreux affluents. La société d'une flotte de bateaux à roues, appartenant au capitaine Marsh, est sur le déclin. Il a perdu beaucoup d'argent et est obligé de prendre n'importe quel contrat pour se renflouer. Il ne lui reste plus qu'un seul piteux navire. La visite de Joshua York, dandy de New York, tombe bien. Celui-ci lui propose ni plus ni moins de devenir son associé et de faire construire le plus grand navire jamais construit. Même si les exigences de Johsua semblent très étranges, notre capitaine ne met pas longtemps à se décider. Il rêve de battre un navire mythique lors d'une course sur le fleuve. Les amis de Johsua embarquent en même temps que du fret et de nombreux passagers. Ils ne sortent que la nuit et paraîssent très très pâles. Johsua est lui aussi très pâle et le capitaine Marsh commence à se poser des questions sur ces êtres étranges. Il ne lui faudra pas longtemps pour découvrir que ces passagers sont des vampires mais des vampires assez particuliers. En effet, Johsua, qui est leur chef a trouvé un breuvage qui annihile la soif  de sang. Joshua veut faire partager sa trouvaille à un autre groupe de vampires. Mais celui-ci est dirigé par un vampire bien plus ancien et qui aime toujours chasser...
Ce livre sur le thème des vampires s'il ne révolutionne pas le genre, malgré l'invention du breuvage qui fait disparaître l'envie du sang, est un bon roman. Il est en effet très bien construit et on tourne les pages en attendant avec impatience ce qui va arriver au capitaine et à son équipage. Puis, par la suite, après l'attaque des vampires traditionnalistes on se demande ce que va devenir l'espoir de Johsua d'une possible cohabitation avec l'espèce humaine...

Ce livre était une lecture commune du Cercle d'Atuan. Je n'avais pas eu le temps de le lire en même temps que tout le monde, je l'ai lu quelque temps après.

mercredi 5 mai 2010

"L'étrange vie de Nobody Owens" de Neil Gaiman, éditions Albin Michel, collection Wiz




Une famille est assassinée durant une nuit par un individu répondant au nom de Jack. Cela semble être une commande. Le plus jeune enfant de la famille, encore bébé, réussit à s'échapper. Le tueur ne l'ayant pas vu crapahuter à quatre pattes. L'enfant, curieux, se dirige vers le cimetière voisin où il trouvera refuge. Là, il croise plusieurs fantômes qui le trouvent craquant. Ils décident de le garder avec eux et de le baptiser "Nobody Owens". "Owens" étant le patronyme du couple de fantômes en charge de l'élever. Un étrange individu ni vivant ni mort, Silas, va le protéger. Le garçon grandissant à l'abri du tueur.
C'est bien plus tard qu'il commencera à se poser des questions sur sa différence, sa présence dans le cimetière et sur le tueur de sa famille. Tueur qui essait de le soustraire à la protection du cimetière.

C'est un roman qui cible plus un lectorat jeune adolescent. Je n'ai pas trop l'habitude de lire de la littérature jeunesse (j'ai abandonné la lecture de Harry Potter par exemple). Mais l'histoire est bien menée. J'ai eu un peu de mal au départ, mais Neil Gaiman sait rendre ses histoires intéressantes. L'ambiance y est gothique et fantastique, à la Tim Burton.
Un roman que je ferais lire à mes enfants quand ils seront plus grands !