vendredi 20 août 2021

"Lorsque le dernier arbre" de Michael Christie éd. Albin Michel

 


Tout d'abord un grand merci aux éditions Albin Michel et au Picabo River Book Club pour ce partenariat.

Le livre vient de paraître le 18 août et j'ai eu la chance de l'avoir en avant-première. Je partage maintenant mes impressions sur ma lecture.

Au niveau de l'histoire, nous sommes sur une saga familiale se passant durant la crise de 1929, dans le monde de l'exploitation forestière. Nous suivons trois générations sur une alternance de chapitres reconnaissables par l'annonce de dates : 1908, 1934, 1974, 2008, 2038.

Les premiers personnages sont deux garçons qui sont présentés comme frères, alors que ce n'est pas le cas. Ce sera d'ailleurs une des particularités de cette saga. Les personnages n'ont pas forcément le lien familial annoncé avec l'autre personne. Secret de famille, alliance pour survivre durant cette période particulière de l'histoire des Etats-Unis. Les deux garçons vont s'entraider, ils deviennent bucherons. L'un est atteint d'une maladie dégénérative des yeux. Il deviendra aveugle. Son frère prendra sa place pour faire l'armée, il restera très marqué par cette période. Durant ce temps son frère aveugle fera fortune dans l'exploitation forestière. Parallèlement, une jeune femme va accoucher d'une petite fille. Elle est la maîtresse d'un riche homme d'affaires. Elle choisit de fuir une nuit avec l'enfant. Tous ces personnages vont s'entremêler, se croiser dans une fantastique fresque familiale sur plusieurs générations.

La particularité intéressante de cette saga c'est qu'elle va au-delà des dates actuelles. L'auteur propose une vision du monde à venir et de l'effondrement. Elle s'attache à la vie des derniers arbres restants faisant le parallèle avec l'exploitation à outrance de l'aïeul (le frère aveugle) avec une jeune femme travaillant dans un sanctuaire d'arbres pour touristes.

Personnellement, j'ai été un peu déstabilisé au début par le récit. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Le style ? La traduction ? Avant d'être véritablement embarqué par le récit une fois que tout s'est mis en place.

Une lecture prenante que je recommande à toutes les personnes intéressées par la vie des arbres, par la littérature américaine et par une certaine vision de l'avenir, pas très positive, certes, mais très certainement plausible. 




jeudi 22 juillet 2021

Le guide Alan Moore de Laurent Queyssi et Nicolas Trespallé, édition ActuSF

 



Tout d'abord un grand merci à Babelio et aux éditions ActuSF pour ce partenariat.

Très heureux d'avoir été sélectionné pour ce titre ! Alan Moore est un auteur que je connais. J'ai lu certains de ses comics mais je n'avais pas encore lu de bio. Je connaissais malgré tout ses prises de position assez radicales et je me posais des questions sur le pourquoi du comment !

Alan Moore est un auteur très important de comics. Il a changé la façon de raconter des histoires et a écrit de nombreuses séries qui ont été adaptées au cinéma avec plus ou moins de réussite. Il refuse d'ailleurs que son nom soit cité au générique.

Alors le livre est très petit, c'est un format poche, cela doit changer de la bio qui était parue chez Huggin et Muninn. Je ne l'ai jamais eue en main mais je sais que c'est un beau livre. Là, nous avons donc un livre de poche sans aucune illustration. Mais ce n'est finalement pas grave. On plonge directement dans une bio très intéressante. On y découvre la vie d'Alan Moore, de son enfance jusqu'à sa retraite dans sa ville natale.

Suit une liste de 20 œuvres essentielles sous forme de catalogue. C'est là aussi très intéressant, les fiches sont très bien faites. Cela donne envie de se plonger dans les comics que l'on n'a pas encore lu. Après cette liste une nouvelle liste d'œuvres non essentielles mais à découvrir. C'est un peu long quand même à la lecture. Il vaut mieux venir picorer que tout lire d'un coup.

Puis une succession de chapitres par thématique qui continuent à nous en apprendre sur Alan Moore. 

Je sais qu'il y a d'autres livres dans cette collection, j'avais d'ailleurs postulé pour "Philip K. Dick", je me l'offrirais sans doute un de ces jours.

mercredi 9 juin 2021

"Moi Napoléon" de Vincent Mottez et Bruno Wennagel aux éditions "Unique Héritage"

 

Tout d'abord un grand merci à Babelio et aux éditions Unique Héritage pour ce partenariat.

Alors le pitch sur les sites : "Un roman graphique sur l'histoire de Napoléon racontée à la première personne."

Vous conviendrez que c'est un peu juste pour se faire une idée du bouquin. J'avais entendu parler de ce livre lors de sa sortie comme d'un roman graphique. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai postulé sur ce titre lors du Masse Critique de Babelio. Mais ce n'est pas un roman graphique tel que je le conçois en tant que lecteur de BD. Un roman graphique est pour moi une histoire racontée sous forme BD. Ce n'est pas le cas ici. Mais ce n'est pas grave car j'ai bien accroché. Il se construit sur une succession de textes, d'illustrations et d'une page BD pour chaque étape importante de la vie de Napoléon. Cette régularité est bien venue, on suit bien la progression et on n'est pas noyé par des pages de textes. C'est une très bonne première approche. J'avais lu, il y a quelques années, une biographie de Napoléon, j'aurais préféré commencer par ce livre !

En tête de chapitre, une illustration, une date et un petit texte très succinct mais largement suffisant. Puis c'est Napoléon qui prend la parole. Cette idée de faire parler directement le personnage est une bonne idée. Cela le rend plus humain, on partage ses pensées en direct. Il parait moins sanguinaire, il a quand même passé sa vie à faire des guerres !

Je n'ai pas appris plus que ce que je connaissais de l'individu mais cela fait du bien de replonger dans cette période de l'histoire. Un seul bémol, il n'est aucunement fait mention du problème de l'esclavage. Napoléon ayant rétabli l'esclavage en 1802.

Je ne comprends pas pourquoi on cherche toujours à cacher cela. Napoléon a été un grand homme, important dans l'histoire de France mais pourquoi, alors que ses défaites ne sont pas occultées, éviter d'aborder ce moment...

En conclusion, pour une première approche et pour des jeunes ce livre est parfait !


mardi 18 mai 2021

"Nos corps alchimiques" de Thomas Gilbert, éditions Dargaud

 


Un grand merci aux éditions Dargaud et au site Babelio pour ce partenariat.

J'avais postulé à plusieurs titres et j'ai été choisi pour celui de Thomas Gilbert. Cela tombait bien, je connais bien Thomas Gilbert, déjà pour l'avoir rencontré et aussi pour avoir lu plusieurs de ses œuvres.

C'est un dessinateur que j'apprécie beaucoup. Parmi ces œuvres je vous conseille vivement "Oklahoma boy", un chef d'oeuvre ainsi que "Sauvage où la sagesse des pierres" et l'adaptation de la série jeunesse "Bjorn le Morphir". Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de lire "Les filles de Salem", que l'on peut découvrir chez Dargaud aussi.

Le titre "Nos corps alchimiques" m'a fait un peu peur au moment de postuler. Je me suis dit : "Dans quoi il peut bien partir cette fois-ci ?" J'avais raison de me poser la question car Thomas Gilbert est parti dans une histoire un peu casse-gueule. Comment rendre crédible ce récit de partage des corps, de fusion des pensées... Loin d'être facile. Le moins que l'on puisse dire c'est que graphiquement c'est réussi. Thomas Gilbert a atteint un stade où il maîtrise parfaitement son dessin. Il y a des planches très très belles.

Par contre, niveau scénario, je suis passé complètement à côté... Les dialogues entre les trois personnages m'ont un tantinet énervés. Je suis en fait trop cartésien pour entrer dans un tel récit, surtout qu'il n'y a pas beaucoup d'explications sur le comment du pourquoi de la chose. On sait juste que l'un des trois personnages, Camille, a beaucoup étudié dans toutes les matières pour réussir à percevoir la possibilité de passer dans un autre stade de la matière et donc de rendre la fusion des corps et des esprits possible.

Bref, essayez quand même la lecture de cette bd, surtout si vous êtes plus ouvert d'esprit que moi et découvrez sans tarder les autres œuvres, citées au début de cette chronique, si ce n'est déjà fait. Elles valent largement le coup !

dimanche 16 mai 2021

NOUVELLES TROUVAILLES DEBUT MAI

Toute première bd de Bouzard ? Non EO.

 

Pour compléter la série, en EO

Il me manque le tome 2, en EO

J'aime beaucoup de que fait Zidrou

Il me manque encore les tomes 2,3 et 4, en EO

EO aussi

EO aussi

Il y a une suite que je recherche

Pour compléter la série, il doit m'en manquer encore un

EO bd canadienne

Non EO

Trouvailles de ma femme

Rouge de Chine T.2 EO

Rouge de Chine T.1 EO

EO, très contant de l'avoir trouvé !

Non EO

Littérature américaine ! Idem dessous.



lundi 3 mai 2021

"Toutes les chances qu'on se donne" de Kevin Hardcastle éditions Albin Michel, collection "Terres d'Amérique"

 Tout d'abord un grand merci aux éditions Albin Michel et au Picabo River Book Club sur Facebook pour ce partenariat. Un dossier de presse très complet accompagnait le livre.


Sorti le 28 avril de cette année, j'ai eu la chance d'être sélectionné par le Picabo River Book Club et de bénéficier d'un arrivage avant la date de sortie ! Une sorte d'exclusivité ! Nous avions le choix entre deux titres, j'ai postulé pour le deux pour finalement recevoir celui-ci, un recueil de nouvelles.

Il s'agit du deuxième livre de l'auteur. Le premier était un roman. Là, nous sommes sur une compilation de nouvelles qu'il avait édité dans différentes revues avant publication de son roman.

Onze nouvelles qui nous parlent de la région sauvage du nord de l'Ontario. Là où les hivers sont rudes, où il n'y a pas grand monde.

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'on ressent tout de suite l'influence des contrées sauvages sur le comportement des individus. C'est rude. Et comme nous sommes aux Etats-Unis beaucoup se font justice eux-mêmes, ou font en sorte de faire pression sur la police et de passer outre. Les flingues font partie de la panoplie des individus. C'est un prolongement d'eux même.

La première nouvelle est celle d'un fermier qui se fait voler deux de ses quads, mais manque de bol pour les voleurs, il est là, à les attendre, et n'hésite pas une seconde à faire usage de son fusil pour défendre son bien. L'agent de police qui intervient à toutes les peines du monde à se faire entendre et reçoit des menaces et pression du clan de cette famille. Pour eux c'est normal de tirer. Nous sommes dans un autre monde.

Une autre nouvelle que j'ai beaucoup appréciée, celle du gars qui gagne sa vie grâce aux combats (genre Fight Club). Malgré que je n'apprécie pas du tout ce "sport", avec tous les sports de combat d'ailleurs, on s'attache au personnage, on le comprend. On le suit dans sa relation avec cette infirmière qu'il croise un jour de blessure. On ne sait pas ce qu'ils vont devenir, mais on partage une tranche de vie.

C'est d'ailleurs le cas pour toutes ces nouvelles. C'est un partage de tranches de vies que nous propose l'auteur. N'attendez pas une morale ou une chute à chaque nouvelle. Il n'y en a presque pas. Peut-être une, sur la nouvelle concernant le père qui vole avec ses fils durant les tempêtes de neige. Là, cela se finira mal. Mais est-ce une morale ou plutôt la vie normale dans le grand Nord ? Quand on traverse un lac gelé, c'est la fatalité que de voir la glace se fendre alors qu'on est dessus. Pas de morale, juste la fatalité.

Le style est très dépouillé, Kevin Hardcastle a choisi de ne pas faire de phrase trop littéraire pour correspondre au style de vie de ces gens. Ce qui fait ressortir cette âpreté. Une vie difficile, sans concessions. Ou seuls les plus forts peuvent survire.

Je recommande la lecture de ce recueil de nouvelles. Je l'ai lu avec beaucoup de plaisirs. Et si un jour mon chemin croise son premier roman je n'hésiterai pas une seconde !

lundi 19 avril 2021

Matz et Attila Futaki, éd. Grand Angle.


 

Tout d’abord, un grand merci aux éditions "Grand Angle" et au Club Avoir-Alire pour ce partenariat.
J’adore ce que propose Matz en général. C’est un auteur qui maîtrise très bien l’univers polar. Quand j’ai ouvert le paquet, j’ai déjà été très étonné par la minceur de la BD. Matz nous a plutôt habitués à des BD plus épaisses, voir "Balles perdues" et "Corps et âme", sinon des séries, mais là nous sommes sur un seul volume, un one-shot. Développer un récit en un volume et en 48 pages, c’est un peu casse-gueule. Mais Matz s’en sort très très bien. On peut d’ailleurs considérer le récit comme une petite nouvelle. Tout est bien amené, les infos sont claires et précises et malgré pas mal d’infos finalement, tout est bien construit. Pour le dessin, je ne connais pas du tout le dessinateur, c’est clair et très précis. La couleur, très certainement informatique, est elle aussi très précise et agréable. Les ombres sont bien maîtrisées. Bref c’est de la belle ouvrage ! Une bonne surprise alors. De plus le vernis sélectif sur la couverture est très chouette. L’histoire est vraiment agréable et mise à part un petit questionnement sur le fait que le héros veut se montrer le plus discret possible tout en faisant une activité qui nécessite un peu de publicité pour réaliser ses tatouages on peut considérer qu’avec le bouche à oreille, il peut s’en sortir, c’est d’ailleurs comme cela qu’il travaille dans cette bd. Donc tout va bien. On apprend que Marz a eu l’idée en discutant avec un chauffeur de taxi, une idée qu’il a dû noter dans un coin de son esprit ou sur un papier pour la développer un jour dans ce récit. Je conseille vivement cette lecture !