mercredi 19 octobre 2011

"Une île au coeur du monde" de Michael D. O'Brien, éditions Salvatore


Lecture faite dans le cadre d'un partenariat entre Babelio et les éditions Salvator, merci à eux.

Résumé : Nous sommes en Yougoslavie, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Le village de Josip se trouve dans les montagnes, il y a de terribles affrontements avec l'occupant italien et l'armée allemande. Les différents groupes (oustachis, tchetniks, partisans communistes) essaient de repousser l'occupant mais aussi de construire l'avenir de leur pays, quitte à se battre entre eux. On demande à Josip d'aller chercher une sage-femme, l'accouchement de sa mère se passe mal. Au retour, il trouve le village complètement ravagé. Tous les habitants ont été massacré. Josip part, errant dans la montagne, il tombe sur le groupe qui vient de commettre les exactions. Ils ne sont ni italiens, ni allemands. Il ne doit son salut qu'à un soldat qui le laisse partir. Il atterrit en ville où il est accueilli par une tante. Son oncle est en train de se battre. Quand celui-ci rentre, Josip reconnaît l'homme qui l'a laissé partir dans les montagnes...

Mon avis : C'est un bien gros volume qui a atterri dans ma boîte aux lettres avec ce partenariat. 828 pages, je n'aurai pas dépassé les 350 pages. L'histoire est vraiment très bien. Poignante, violente et intéressante mais je n'arrivai pas à avancer dans la lecture. 30 à 50 pages difficilement par jour. Je trouve que certains passages sont trop longs. Chaque passage est intéressant mais est développé sur de trop nombreuses pages avec un style qui ne me convenait pas. Le livre aurait été plus court j'aurais très certainement fait l'effort d'aller au bout ou si l'auteur avait eu un style d'écriture proche de Norman Mailer j'aurais pu aller au bout des 800 pages, mais là j'ai préféré arrêter la lecture plutôt que de voir celle-ci durer plus d'un mois.
On connait mal l'histoire de cette région, cela m'aurait vraiment passionné d'en apprendre plus. J'ai vu d'autres avis sur le net qui sont pour la grande majorité enthousiaste. Je vous conseille de faire une recherche pour aller voir d'autres avis sur ce roman.

mercredi 12 octobre 2011

"Alex" de Pierre Lemaître, éditions Albin Michel



Lecture commune organisée par Fleurdusoleil sur le site Livraddict :

Résumé : Un enlèvement dans une rue parisienne. Tout de suite le périmètre est bouclé mais les indices sont très maigres. Le commandant Camille Verhoeven est chargé de l'enquête, malgré son passé. Une histoire d'enlèvement ça ne l'intéresse pas trop vu son vécu. Pourtant il va se prendre au jeu et mener cette enquête jusqu'au bout.
Il n'y a pas beaucoup d'éléments et il sera très dur de localiser le kidnappeur. Une fois cela fait, celui-ci se donne la mort durant l'interpellation. Sur son portable des images d'Alex, la jeune femme kidnappée, prisonnière dans une petite caisse de bois, entourée par de nombreux rats. Autant dire que le temps presse pour la retrouver...

Mon avis : Avec ce dernier titre de Pierre Lemaître, je suis à jour. J'ai tout lu ! On retrouve l'inspecteur de son premier roman "Travail soigné" et si la lecture de ce premier n'est pas essentielle pour comprendre ce nouveau roman, je recommande quand même de lire "Travail soigné" avant de se lancer dans "Alex" pour comprendre le personnage de l'inspecteur.
Si j'avais trouvé la fin de "Travail soigné" un peu précipitée, cette fois-ci Pierre Lemaître soigne particulièrement l'évolution de son histoire, nous menant par le bout du nez. Il y a de nombreux revirements, l'angoisse et la tension sont présentes jusqu'à la dernière page. 
C'est un excellent polar. Un roman mené de main de maître par Pierre Lemaître ! Je considère que ce roman est aussi bon que "Robe de marié".
J'attends avec beaucoup d'impatience le prochain !

Les avis des autres lecteurs de cette lecture commune :
Taylor
Craklou
Joyeux-Drille
Fleur-du-soleil
Louve

vendredi 7 octobre 2011

"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan, éditions JC Lattès

Coup de coeur !!!!!!

 Résumé : Delphine de Vigan, romancière, revient sur le suicide de sa mère, Lucile, à l'âge de soixante et un an, en 2008. C'est elle qui découvre le corps. C'est un choc. Et pour trouver une explication elle s'en remet à l'écriture. Nous suivons donc l'histoire de la famille depuis celle du grand-père et de la grand-mère maternelle avec la naissance des enfants, et donc de la mère de Delphine. Une famille un peu hors norme avec des grands-parents très libres pour l'époque. Il y a aussi pas mal de drames qui plombent l'histoire familliale. C'est peut-être pour ça que la mère de Delphine arrête de sourire et se replit de plus en plus dans un monde parallèle. Elle fera d'ailleurs de nombreux séjours en maison de repos et sera suivit par des psychologues, psychiatres. Delphine est l'ainée des enfants de Lucile. Elle est en première ligne et sa mère ne se montre pas aussi démonstrative avec elle qu'avec sa petite soeur.

Mon avis : Cela n'a pas du être facile d'écrire un tel livre car il met à la disposition de tous une histoire familliale. Delphine de Vigan s'interroge d'ailleurs à de nombreuses reprises sur cette sorte de mission qu'elle s'est donnée d'écrire un livre sur sa mère en racontant l'histoire de nombreuses personnes qui sont encore vivantes. Mais le résultat est un très beau livre. Il est sublime. L'écriture et le style direct y sont pour beaucoup. Delphine de Vigan parlant presque  directement à son lecteur. On plonge dans les secrets les plus intimes de cette famille telle l'attitude du patriarche qui casse tout le monde avec ses réflexions féroces et son attitude très équivoque avec les jeunes filles à tel point que de gros doutes pèsent sur lui. Ce n'est pourtant pas un livre débouchant sur du voyeurisme malsain tellement c'est fort et bien écrit. C'est sensible et très bien tourné.

Le titre du livre est un passage d'une chanson de Alain Bashung.
Et la très belle couverture du livre est une photo de la mère de Delphine, prise lors d'un repas de famille.

Très gros coup de coeur !

jeudi 6 octobre 2011

"Wollodrïn" T.1 et T.2 CHAUVEL et LERECULEY, éditions Delcourt (Terre de légendes)

Un groupe de six personnages est emprisonné. Ils n'ont guère d'espoir d'en réchapper, quand quelqu'un s'introduit dans la cellule. Il prévoit de les aider à s'échapper sous une seule condition, qu'ils acceptent une mission : Aller délivrer une jeune fille sur le territoire des orqs. N'ayant pas plus de chance d'en réchapper, ils préfèrent quand même accepter la mission car ils sont tous aventuriers dans l'âme. La quête sera longue et périlleuse pour tous. Les orqs sont en guerre et il ne sera pas facile de se frayer un chemin sur les champs de bataille.

Chauvel et Lereculey nous proposent de retourner dans un univers typiquement fantasy qu'ils avaient développé avec la série "7" sur le titre "Les sept voleurs". Les codes sont bien là et on ne s'ennuie pas un instant. L'histoire est plaisante et propose un petit changement sur le caractère des orqs. Les dessins sont tout simplement splendides et Jérôme Lereculey nous propose des doubles planches toutes plus belles les unes que les autres. Les couleurs sont sombres et collent bien à l'ambiance de guerre qui règne sur cette terre hostile. La fin de l'histoire appel une suite.


A noter qu'une version intégrale en noir et blanc regroupant les deux tomes sortira le 3 novembre 2011.

Une planche pour se rendre compte du graphisme :


mercredi 5 octobre 2011

"Jusqu'à la folie" de Jesse Kellerman, éditions des Deux Terres



Partenarait entre les éditions des Deux Terres et Livraddict, merci à eux.

Résumé : Un jeune interne, Jonah, qui donne de son temps sans compter pour réussir à devenir un jour chirurgien, est témoin d'une agression alors qu'il rentre chez lui après une très longue garde. Une femme se fait poignarder dans la rue. Il se précipite pour l'aider et dans la bagarre qui s'en suit il tue accidentellement l'agresseur avec le couteau. Il devient, pour les médias, un héros.
La famille de l'agresseur dépose plainte contre lui ce qui l'oblige à prendre un avocat pour se défendre. On dirait le monde à l'envers. 
La jeune femme qu'il a sauvé le retrouve et tient à lui montrer sa reconnaissance. Des liens se tissent entre eux deux. Mais tout ne va pas comme il faudrait et Jonah commence à se poser de sérieuses questions.


Mon avis : Après le succès en librairie du précédent titre de Jesse Kellerman, "Les visages", je ne pouvais qu'être emballé à la découverte de ce partenariat.
Alors ce nouveau Kellerman, comment est-il ? Déjà au départ on se croirait vraiment dans la série télévisée "Urgences". Kellerman ayant choisi de situer son action autour d'un personnage qui est en train d'effectuer son internat. Quelqu'un d'intelligent donc et qui a envie de réussir.
Un évènement vient bousculer sa vie. Une agression. Là, Kellerman rajoute à cela un passé assez difficile à Jonah, puisque son ex-femme est victime d'une maladie rare qui entraine la dégénérescence de son cerveau. Ils ne peuvent plus vivre ensemble et elle est retournée vivre avec son père qui veille sur elle. Jonah ne pouvant se détacher totalement d'elle, il se sent obligé d'aider à l'organisation des soins. Cette maladie fait penser à la maladie que développe  Remy Hadley dit "Dr Thirtenn" dans Docteur House. On se demande à ce moment où a bien pu piocher Kellerman pour inventer son histoire.
Mais la lecture reste agréable. De l'agression on glisse tout doucement vers un thriller psychologique où le pauvre Jonah s'enlise de plus en plus. Kellerman développe un style simple qui permet une lecture fluide. Les personnages sont bien amenés et parraîssent prendre vie sans difficulté.
Par contre, sans vouloir rien dévoiler, je suis déçu par la fin. Je m'attendais à autre chose. Cette fin là est un peu téléphonée et laisse un goût de déconvenue.
Donc au final c'est un bon roman mais avec deux bémols : l'inspiration "volée" dans les séries TV et la fin qui ne correspond pas au rythme crescendo du reste du roman.

samedi 1 octobre 2011

"Si c'est un homme" de Primo LEVI, éditions Pocket



Lecture commune proposée par Aspare sur le site Livraddict, merci à lui :


Résumé :  Ce récit est autobiographique. Toutes les horreurs qui y sont décritent ont vraiment été faites par certains hommes sur d'autres. Primo Levi est arrêté en décembre 1943 pour activité de résistance à l'occupant. Il est envoyé dans un camp proche d'Auschwitz (Auscwitz III). Il explique le fonctionnement de ce camp et comment il s'est organisé pour survivre. Des liens se tissent durant le récit et il perdra nombreux de ses compagnons d'infortunes. Au moment de la libération, les allemands ont déjà déserté le camp ainsi que de nombreux prisonniers. Seuls restent les malades et ceux qui sont trop faibles pour partir par leur propres moyens. Lorsque les forces de libération entrent dans le camp c'est une vision d'horreur complète qui s'offre à eux. Primo Lévi doit sa subsistance au fait qu'il était chimiste de formation et qu'il se trouvait à l'infirmerie vers la fin du récit. Des millions de personnes n'ont pas eu cette chance. Primo Lévi témoignera durant de nombreuses années surtout auprès des jeunes générations. L'appendice de fin, qu'il rajoute au récit en est la preuve.


Citation :
"De ma vie d'alors il ne me reste plus aujourd'hui que la force d'endurer la faim et le froid, je ne suis plus assez vivant pour être capable de me supprimer".

Mon avis : 
On ne peut être qu'abasourdi par une telle lecture.  C'est assez dur mais c'est à mon avis à mettre entre toutes les mains, même les plus jeunes. Tant qu'il y aura des personnes pour contester la réalité des camps de concentration et tant que des hommes se diront supérieur à d'autres du fait de leurs origines. Il y encore du boulot.
J'ai visité le camp d'Auschwitz il y a une dizaine d'années. C'est impressionnant le calme qu'il y règne. Un silence total qui fait froid dans le dos. Les tas de cartables, chaussures et cheveux sont là pour témoigner du nombre impressionnant de personnes qui ont perdu la vie à cet endroit. Primo Lévi n'appréciait pas tellement ce déballage d'objets. Mais je pense qu'il est nécessaire et apporte quelque chose à la visite qui ne se résumerait sinon qu'à des bâtiments.

Les autres avis sur cette lecture :

"Les chroniques de Narnia, tome 5 : L'odyssée du passeur d'Aurore" de C.S Lewis.


Lecture commune proposée par Harmony Petite Sorcière sur le site Livraddict :

Résumé : Nous retrouvons les deux plus jeunes enfants de la famille, Edmund et Lucy qui sont en pension chez un cousin qu'ils ne peuvent pas supporter : Eustache. Il est très énervant. De plus, il ne croit pas du tout aux histoires de ses cousins concernant le Monde de Narnia. Pourtant, alors qu'ils sont tous les trois dans une chambre de la maison, un tableau représentant un bateau sur la mer se met à bouger. Le vent se lève dans la chambre et l'eau commence à monter. Les trois enfants se retrouvent dans la mer à proximité d'un navire qui les repêche. Le navire est celui du Roi Caspian qui se rend dans les sept îles à la recherche de sept personnages qui ont disparu. Tous repartent donc à l'aventure avec Eustache qui se montre de plus en plus énervant...

Mon avis : Après un petit passage à vide sur le tome 4, nous revoilà plongé dans l'aventure qui caractérisait le tome 2. Les deux plus grands enfants ne sont plus là mais nous avons le droit à un cousin, Eustache qui découvre Narnia en grognant et en étant insupportable. J'ai à nouveau beaucoup aimé le monde que C. Lewis a créé . Là, on se rend au bord du bout du monde de Narnia juste avant le pays d'Aslan le lion. C'est certes une lecture très ciblée jeunesse mais si vous n'avez pas perdu votre âme d'enfant c'est une lecture à entreprendre.
A noter que le film, qui est tiré de ce livre, est très fidèle au roman mais qu'il y a quand même quelques petits détails qui changent.


Les autres avis :
Iluze
Felina
Frankie
Bebere
Mandy88
Ptitelfe