mardi 14 juin 2011

"Love, tome 1 : Le tigre" de BRREMAUD et BERTOLUCCI, éditions Ankama



Livre lu dans le cadre d'un partenariat entre Babelio et les éditions Ankama. Merci à eux.

Nous sommes plongés, dès les premières cases, dans la jungle. Un tapir boit dans une marre, un tigre le guette. Le tigre bondit et le tapir ne doit son salut qu'à une chute vertigineuse dans une cascade. Le tigre n'a pas dit son dernier mot, il se lance à la poursuite du pauvre tapir. Mais sur la route il rencontre un alligator assez farouche et ce ne sera pas le seul obstacle, malheureusement pour lui. Se nourrir dans la jungle n'est pas facile et c'est la dure loi de la chaîne alimentaire qui nous est comptée ici par le duo Brrémaud et Bertolucci.

Cet album attire les yeux juste par sa couverture splendide, qui rappelle les illustrations des tigres de Boris Vallejo quand il peignait Tarzan. Impression qui est confirmée quand on tourne les pages. Les planches sont toutes plus splendides les unes que les autres. On retrouve un peu du dessin animalier de Frank Pé aussi dans les dessins des nombreux animaux (singes, serpents, panthères noires, éléphants, etc....). Deux références dont Bertolucci ne devrait pas avoir à rougir ! L'histoire est celle du problème de se nourrir dans la jungle et on a beau être un des animaux les plus dangereux, il n'en reste pas moins que la quête de nourriture est un problème pour tous ! Manger sans être mangé ou blessé durant la chasse. Le dessin est très réaliste mais on peut noter quelques petits points qui nous rappellent que nous sommes plus dans une fiction que dans un documentaire parfaitement réaliste. Ainsi, le tigre présente un faciès qui rappelle les émotions des hommes. On le voit tour à tour triste, en colère ou étonné. De même que le mélange des animaux n'est pas juste. Nous avons, semble-t-il, des piranhas, poissons vivant en Amérique du Sud alors que le tigre lui vit en Asie. Je n'ai pas vérifié pour les autres espèces car cela ne gêne pas du tout. J'ai pris cette lecture comme une fiction qui me permettait de m'évader. Et le but est parfaitement atteint. A noter qu'il n'y a pas de dialogue. Il semblerait que cette BD soit une première partie. J'attends donc avec impatience une suite ou un autre livre mettant en avant un autre animal.

Une planche pour se rendre compte du magnifique graphisme de Bertolucci :

"Cuisine sanglante" de Minette Walters, éditions Pocket



Rosalind Leigh doit écrire un livre, à la demande de son éditrice, sur une meurtrière, Olive Martine, connue pour avoir découpé sa mère et sa soeur. Celle-ci a reconnu les faits et purge sa peine de prison à perpétuité. En lisant le dossier, Rosalind Leigh trouve quelques incohérences. Mais comme l'accusée a reconnu les faits, personne dans son entourage ni même la police ne s'est posé de questions à l'époque. Rosalin, elle, s'en pose beaucoup et lors des entretiens qu'elle a avec la meurtrière elle sent qu'Olive est innocente. Elle pousse donc l'enquête plus loin. Les faits remontent à 6 ans et le père d'Olive est décédé récement. Est-ce lui qu'elle couvrait ? Il faudra à Rosalind beaucoup de volonté et de courage pour arriver à déméler les fils de cet imbroglio.

Ce roman policier est très intéressant du fait de la personnalité de l'assassin. Ici une femme disgracieuse, obèse et mal dans sa peau. Elle aura vécu toute sa vie rejetée par la société. Le crime est sanglant et il ne fait aucun doute que la personnalité renfermée et l'aspect de la suspecte ont beaucoup joué dans son accusation et son emprisonnement. Minette Walters conduit minutieusement son enquêtrice écrivaine vers une vérité que l'on devine seulement vers la fin du livre. Et encore ! Il reste quand même une part de doute. Basé sur les aspects psychologiques, les relations familiales et sociétales, ce roman se lit très facilement et c'est un réel plaisir. 

"Cuisine sanglante" est lauréat du Edgar Allan Poe Award aux Etats-Unis.
"Cuisine sanglante est le cinquième livre de la sélection du Guide Polar de la fnac.

lundi 13 juin 2011

Salon du polar "Le goéland masqué" de Penmarc'h

Je voulais y aller pour voir Ralph Meyer (Berceuses assassine, Page noire...)  et Jaime Martin (Toute la poussière du chemin). Mais j'ai mal choisi mon jour. Comme j'étais occupé hier, je n'y suis allé qu'aujourd'hui et Ralph Meyer avait déjà pris le chemin du retour.
Je me suis donc contenté de Jaime Martin, ce qui n'est déjà pas rien puisque le monsieur est espagnol. On ne le voit donc pas tous les jours.
La BD que j'ai fais dédicacer "Toute la poussière du chemin" retrace le parcours d'un homme sur la route lors de la grande dépression aux Etats-Unis durant l'année 1929.
Martin Jaime est donc espagnol mais il s'exprime très bien en français. Il apprend le français et en est à sa cinquième année. Il aime venir en dédicace en France car cela lui permet de pratiquer la langue française. C'est quelqu'un de très sympathique et c'est grâce à lui que je n'ai pas attendu toute la journée pour Ralph Meyer ! 


J'y retournerai l'année prochaine car Ralph Meyer y est déjà annoncé !

mardi 7 juin 2011

"Walking dead" de KIRKMAN et ADLARD, éditions Delcourt



Une épidémie a touché le monde. Rick Grimes se réveille d'un coma à l'hôpital. Au dehors il n'y a plus que des zombies. Il est flic et après un passage à son commissariat pour récupérer des armes, il part à la recherche de sa femme et de son fils.
L'épidémie semble très importante. Il finira malgré tout par retrouver ses proches dans un petit camp de survivants à la périphérie d'une grande ville. Il faut s'organiser et le sens d'organisation de Rick va faire de lui le chef de la petite troupe. Il leur faut trouver au plus vite un abris car les attaques de zombies se succèdent, décimant le petit groupe...
Par la suite de nombreuses aventures et mésaventures (surtout mésaventures en fait) attendent nos rescapés. Ils ne peuvent que rarement se poser et les zombies ne sont pas les seuls dangers qu'ils doivent affronter. Certains êtres humains sont prêt à tuer pour survivre. Coûte que coûte. Notre groupe aussi.
Commencée par être édité par Semic pour le tome 1 en 2005, la série a été reprise en 2007 par Delcourt (couverture de gauche). Nous en sommes actuellement au tome 13 qui vient de paraître (couverture de droite).
La lecture peut être difficile pour certains, d'ailleurs les livres sont estampillés du logo "Pour lecteur averti". Pour ma part c'est le tome 8 que j'ai trouvé le plus dur. Nous ne sommes pas dans un épisode des bisounours mais dans un monde post-apocalyptique, submergé par des zombies. Et pour tuer des zombies il faut souvent y aller à la hache ou au marteau. Les humains ne sont pas épargnés non plus et il ne faut pas trop s'attacher aux membres de l'équipe de Rick car les cas de morts subites et violentes se succèdent à une cadence infernale.
La lecture de cette série est très prenante malgré un aspect de répulsion bien compréhensible pour certaines images. Mais les coeurs solides et les habitués de films fantastiques ou d'horreur n'auront aucune difficulté à lire les 13 tomes. Une fois que l'on arrive au tome 3, on lit un livre par jour. Une fois passé le tome 6, on lit 3 livres par jour, tellement le suspense est intense et insoutenable. Le scénariste Robert Kirkman fait preuve d'un machiavélisme sans borne pour terminer ses épisodes.
Niveau dessin, le tome 1 dessiné par Tony Moore est assez simple, surtout pour les personnages qui ont plus l'air de personnages de BD. Dès le tome 2, changement de dessinateur. La progression est fulgurante. L'ambiance graphique est plus sombre et le dessin devient  très réaliste.
En bref, "Walking dead" est une grande série car à la différence de ce que l'on a l'habitude de voir en film de zombies, les auteurs s'attardent plus sur les personnages, chacun d'eux ayant une personnalité très développée. Le fait de construire la série sur autant de temps permet de rentrer beaucoup plus sur les détails de la survie et de rendre le monde post-apocalyptique plus crédible.
La série a été adaptée en série TV au Etats-Unis. Les épisodes ont été diffusé en France depuis le 20 mars sur Orange Cinéchoc  et ils sortiront en version dvd le 5 juillet. Je ne les ai pour l'instant pas encore vu.

Une planche du tome 1 et une planche du tome 13, rendant compte du changement dans le dessin :

Tome 1                                                                                                      Tome 13

















lundi 6 juin 2011

"La ballade de Gueule tranchée" de Glenn TAYLOR, éditions Grasset



Early Taggard nait en 1903 en Virginie-Occidentale. Sa mère, complétement folle de croyances religieuses croit avoir accouché du démon et jette Early dans les eaux gelées de la rivière. Il est récupéré in-extremis par une veuve qui deviendra sa mère adoptive. Suite à son bain forcé il attrapera une infection de la machoire qui aura pour conséquence de lui faire perdre des dents et de mettre ses gencives à nues, ouvertes à toutes les infections. Sa mère adoptive, qui est aussi une des meilleures bouilleuses de cru de la région trouve comme solution à ces infections à répétition de lui masser les gencives avec du whisky. Early en fera une consommation régulière en grandissant.
Il grandit avec une vie assez étonnante : Il devient une idole des dames d'une congrégation d'illuminés religieux qui pratiquent leur culte au milieu de serpents venimeux. Par la suite, il deviendra tireur d'élite lors des mutineries qui ont secoué les exploitations minières. Devenu hors-la-loi, il part vivre dans la forêt comme un sauvage. Il deviendra plus tard journaliste avant de retourner dans la forêt et de devenir un bluesman d'exception.

Vous l'aurez compris en lisant ce résumé, la vie de Early Taggart est une vie hors du commun. Défiguré par ces gencives à fleur de peau et par son manque de dent, Early est un enfant qui sera rejeté par les autres. Mais certaines personnes l'aideront malgré tout à se construire. Avec une telle enfance il ne pouvait pas trouver un travail dans la norme, c'est pourquoi il devient tireur pour défendre les grévistes. Son exode dans la montagne coupée du monde est la seule solution qui lui reste. Le reste de sa vie ne sera qu'une fuite à chaque fois qu'il sera inquiété par ce passé.
Cette ballade, sur toute une vie, est un grand roman américain. On y retrouve les grands espaces, le sentiment de liberté tels qu'ils sont dans les romans de Harrison ou de Faulkner. C'est le premier roman de Glenn Taylor et il frappe fort. L'écriture est rapide et très précise. On tient là un nouveau grand auteur américain à n'en pas douter. On traverse l'histoire américaine, on y croise même un président. Bref un roman qui empli la tête d'un sentiment d'évasion totale.

vendredi 3 juin 2011

"Les visages" de Jesse KELLERMAN, éditions Sonatine


Prix du meilleur polar des lecteurs de Points
Grand Prix des lectrices de Elle 2010
et marqué sur la couverture : Meilleur thriller de l'année par le New York Times

Ethan Muller tient une galerie d'art à New-York et si certaines de ses expositions ont rencontré quelques succès, les temps sont durs. Il est appelé par l'homme de main de son père car ceux-ci on découvert une énorme quantité de dessins tous rangés dans des cartons de ramette papier. Chaque dessin est numéroté et se colle avec le numéro suivant formant ainsi une gigantesque fresque. Leur auteur, Victor Crack a disparu. Ethan Muller entreprend de présenter une partie des dessins lors d'une exposition exceptionnelle. Les dessins sont considérés par la critique comme émanant d'un nouveau génie, les prix s'envolent. Mais toujours pas de Victor Crack.
Suite à une photo des dessins parus dans la presse, un ancien flic prend contact avec Ethan, il a reconnu certains chérubins du dessin... il s'agit d'enfants, victimes quelques années plus tôt d'un tueur en série qui court toujours. Ethan se lance dans l'enquête.

Les toutes jeunes éditions Sonatine, 4 années au compteur ont vraiment un très bon catalogue. Je vous conseille vivement de fouiller leur site internet : éditions sonatine
"Les visages" est un de leur très bon thriller. J'ai remarqué que je rentrais mieux dans les histoires quand le personnage principal n'était pas un flic mais exerçait une autre profession et devenait malgré tout enquêteur.
C'est le cas ici puisque Ethan Muller n'est pas prédisposé à mener une enquête sur des meurtres de jeunes garçons mais le passé de sa famille et le fait qu'il s'implique en commercialisant les oeuvres ne lui laissent pas beaucoup de solutions.
Il sera aidé au départ par l'ancien flic mais celui-ci, malade, ne pourra pas aller bien loin. Sa fille avocate apportera son aide à Ethan.
Le roman est écrit en deux parties qui s'alternent. Une partie actuelle avec l'enquête d'Ethan et une partie historique sur le passé de la famille Muller. Ces parties sont les plus longues à passer et je trouve qu'elles auraient pû être moins importantes en pagination. Elles sont certes importantes pour comprendre ce qui s'est passé mais remonter aussi loin avec autant de détails... Brefs ce ne sont pas les passages que j'ai préféré. 
Sinon au final le livre est vraiment très très fort. Un très bon thriller.

mercredi 1 juin 2011

"Les chroniques de Narnia, tome 1 : Le neveu du magicien" de C.S Lewis.


Lecture commune du site Livraddict. Un livre par mois, sur une durée de 7 mois.

La petite Polly rencontre son nouveau voisin, Digory. Digory vit avec sa mère malade et son oncle qui se dit magicien. Il fait des expériences sur des animaux mais là, il aurait besoin de cobayes humains. Il incite donc les deux enfants à passer des bagues à leurs doigts pour les envoyer dans un monde inconnu. Les enfants tombent dans le piège et sont transportés au milieu d'une merveilleuse forêt. Ils comprennent qu'ils peuvent voyager dans plusieurs mondes différents grâce aux bagues et aux petites marres qui sont présentent dans la forêt. Ils sont témoins de la création du Monde de Narnia et croisent la sorcière et le lion, Aslan.

Je connais Narnia par les films et je savais que l'adaptation commençait au livre 2. C'est donc une véritable découverte qui m'attendait avec ce premier livre. On découvre la création du monde de Narnia par Aslan lui-même et on comprend aussi pourquoi les animaux de Narnia connaissait l'existence des humains dans le premier film. On découvre aussi l'origine de l'armoire. C'est donc une lecture très intéressante même si on ne retrouve pas les personnages humains du film. Mais la sorcière et le lion, Aslan sont déjà présents.
Le style est très agréable. Il y a pas mal d'humour. Le monde fantastique créé par C.S. Lewis est vraiment surprenant. Une lecture qui peut très bien convenir aux plus jeunes, dès 9-10 ans.
J'ai hâte de plonger dans la lecture du tome 2.

Les liens vers les autres chroniques de mes petits camarades :  Sunflo ; Bebere ; Ptitelfe ; Comicboy ; Frankie ; Simi ; Felina ; Mandy88 ; The Chouille ; Haromny Petite Sorcière ; Luthien ;